JETER LA MALADIE PAR DESSUS BORD !
Depuis 10 ans tel est le leitmotiv jamais démenti de l’association À CHACUN SON CAP
Tout au long de l’année, l’ensemble des bénévoles se démène pour pouvoir proposer à des enfants atteints de leucémie ou de cancer, en cours de traitement ou guéris, un peu d’évasion en naviguant le long des côtes bretonnes.
C’est ainsi qu’en 2004, une centaine de jeunes moussaillons issus des services d’Onco-Hématologie Pédiatrique de 17 hôpitaux à travers toute la France, est venue participer aux activités proposées par À CHACUN SON CAP.
Et le programme était chargé et varié !
Tout d’abord, un week-end de navigation en mer d’Iroise à bord du vieux gréement le "Belle Etoile" pour aller accoster sur les îles de Molène et d’Ouessant.
Un week-end de détente et de découverte au rythme calme et régulier de la "Belle Etoile" où le capitaine a invité les matelots (tous volontaires) à retrousser leurs manches pour participer aux manoeuvres du bord : hisser les voiles, tenir la barre et garder le cap.
Les journées sont bien remplies, les soirées animées et le temps passe si vite !
Au terme de ces trois jours de dépaysement entre îles et continent, les mines sont réjouies, la rigolade au rendez-vous, tout le monde s’est bien amusé et a profité du bon air marin.
Ensuite un week-end de régate où l’équipage d’À CHACUN SON CAP a tiré des bords entre Brest et Douarnenez et s’est mesuré aux autres bateaux menés par des marins du coin aguerris !
C’est peu dire que le soir, le bateau tranquillement amarré au ponton, les évènements de la journée étaient au centre des conversations autour d’un bon repas et des spécialités locales indispensables pour se remettre de toutes ces émotions.
Enfin, pendant l’été, quatre semaines de croisière ont été l’occasion pour nos jeunes marins de vivre une aventure en Bretagne sud. Mener des bateaux, s’essayer à la pêche (pas toujours coopératifs les poissons !), se baigner dans les eaux claires des plages des îles de Groix et de Houat notamment, participer à la vie à bord, déguster de délicieuses crêpes, rire, s’amuser, se faire de nouveaux amis... les activités n’ont pas manqué.
Vivre en équipage à bord d’un bateau favorise la complicité, la solidarité et l’amitié entre tous. Et à la fin de chaque semaine, qu’il est difficile de séparer : on s’echange adresse, mail, numéro de téléphone et on se promet de rester en contact et de se donner des nouvelles, sur le forum de l’association notamment.
Voilà rapidement résumée, l’activité d’A CHACUN SON CAP qui permet à l’enfant d’embarquer et de larguer les amarres loin des soucis et de l’hôpital :
- pour qu’il soit de nouveau à la barre de son existence.
- pour qu’il reprenne confiance en lui en prenant part à un bel exploit.
- pour qu’il partage ses expériences avec d’autres.
- pour qu’il redevienne un enfant en vacances juste pour prendre du bon temps.
Proposer et organiser ce beau programme serait impossible sans le dévouemant des bénévoles qui donnent tous de leur temps sans compter. Générosité et bonne volonté ne sont pas de vains mots au sein d’À CHACUN SON CAP !
Il n’est pourtant pas pour autant question de s’affranchir du respect des règles de sécurité les plus essentielles : agréees par le ministère de la Jeunesse et des Sports, nos activités bénéficient d’une encadrement approprié et de la compétence de skippers professionnels. Même discrète, la présence du personnel médical (médecin et infirmier(e)s) à bord des bateaux est impérative et indispensable.
À CHACUN SON CAP assure la gratuité totale des séjours pour tous les enfants, y compris les transports depuis leur domicile (en moyenne un stage coûte 1100€ par enfant). C’est pourquoi il est nécessaire de nous assurer le soutien financier des partenaires fidèles comme la Fédération Leucémie Espoir, la Fondation des Hôpitaux de Paris, Hôpitaux de France, la Ligue contre le Cancer, la CPAM, etc.
Jeter la maladie par dessus bord est donc notre devise et parfois quand nous voyons les enfants repartir chez eux bronzés, détendus, souriants et la tête pleine de souvenirs, nous avons le sentiment d’y être parvenu et de leur avoir redonné un peu d’espoir et de force.
Nathalie MARCEAU