Pour vous prononcer, de votre vivant, pour ou contre le don de vos organes, tissus ou cellules en vue de greffe, il est indispensable que vous disposiez d’informations.
De nombreuses personnes malades ont besoin d’une greffe. Chaque année en France, 3 000 greffes d’organes et près de 25 000 greffes de tissus ou de cellules sont réalisées, parce que des femmes et des hommes se sont sentis suffisamment solidaires pour accepter de faire don d’éléments de leur corps, après leur mort... voire de leur vivant. Ce don a offert aux malades l’espoir d’une seconde vie. Mais près de 5 000 malades attendent aujourd’hui un organe. Nous sommes concernés.
Informez-vous, vous comprendrez mieux pourquoi il est important que vous preniez position et l’indiquiez à votre famille. Pensez-y. Vous comprendrez mieux ce qui relie votre décision et l’espoir des malades.
Professeur Didier Houssin,
Directeur Général de l’Etablissement français des Greffes.
Le don d’organes et de tissus après la mort
Que dit la loi ?
La loi adopte le principe du consentement présumé. D’après la loi bioéthique de juillet 1994, toute personne est considérée consentante au prélèvement de ses organes et tissus après sa mort si elle n’a pas manifesté son refus de son vivant. La loi vous donne donc la possibilité de faire un choix concernant votre propre corps.
Que dois-je faire ?
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Après tout, dois-je me sentir concerné par la greffe ?
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Vous devez simplement prendre position pour ou contre le don d’organes et de tissus en vue de greffe.
- Si vous êtes POUR le don de vos organes et tissus en vue de greffe :
- Dites-le à votre famille pour qu’elle puisse en témoigner.
- Vous pouvez aussi porter sur vous un document ou une carte de donneur. Celle-ci n’est pas obligatoire mais elle permet un meilleur dialogue entre la famille et le médecin.
Pour vous la procurer, composez le numéro suivant (numéro vert, appel gratuit) : 0 800 202 224.
- Si vous êtes CONTRE le don de vos organes et tissus en vue de greffe :
- Dites-le à votre famille pour qu’elle puisse en témoigner.
- Vous pouvez aussi porter sur vous un document ou vous inscrire sur le registre national des refus (opérationnel depuis le printemps 1997).
Et si je n’ai pas fait connaître ma volonté ?
Si, en cas de décès, le médecin ne connaît pas votre décision, il devra s’efforcer de recueillir le témoignage de votre volonté auprès de votre famille. C’est parce qu’elle ignore la volonté du défunt que, dans le doute, sa famille témoigne parfois d’une opposition du défunt au prélèvement.
Et si le donneur est un enfant ?
Quand une personne mineure décède, seuls ses parents sont autorisés à consentir, par écrit, au prélèvement de ses organes et tissus.
Existe-t-il une limite d’âge pour être donneur ?
Non, les organes et les tissus prélevés doivent être sains, c’est tout.
Quand peut-on prélever les organes en vue de greffe ?
Uniquement en cas de mort encéphalique, ou mort cérébrale. C’est le décès provoqué par l’arrêt définitif du fonctionnement du cerveau qui est entièrement et irrémédiablement détruit. Cest un état très rare (environ 2 000 décès sur 500 000 chaque année en France). En cas de mort encéphalique, l’activité cardiaque et la respiration sont maintenues artificiellement. Ceci permet aux organes de recevoir l’oxygène indispensable à leur fonctionnement. Ce maintien artificiel ne peut durer que quelques heures.
Après le prélèvement, dans quelles conditions le corps est-il rendu à la famille ?
Le prélèvement d’organes et de tissus s’effectue dans les mêmes conditions qu’une intervention chirurgicale. L’aspect extérieur du corps du défunt est respecté. La famille se charge des funérailles de son parent selon son souhait.
Comment les organes sont-ils attribués ?
Les organes prélevés sont attribués à des malades dans le respect des règles de répartition homologuées par le ministre chargé de la santé et appliquées par l’Etablissement français des Greffes.
L’anonymat donneur-receveur est obligatoire. La famille du donneur peut être informée du résultat des greffes par les équipes médicales.
Le don d’organes et de tissus est-il gratuit ?
Oui. La loi interdit toute rémunération du don d’organes et de tissus. C’est un acte de générosité entièrement gratuit.
Quelle est la position des confessions religieuses ?
Au nom de la solidarité ou du combat pour la vie, de nombreuses confessions religieuses en France ont pris position en faveur du don et du prélèvement d’organes et de tissus en vue de greffe.
Que greffe-t-on ?
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"Il faut que chacun comprenne que la greffe est l’affaire de tous"
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Les principales greffes réalisées aujourd’hui sont, à titre d’exemples :
- Dans le domaine des organes : le foie, le rein, l’intestin, le pancréas, les poumons ou le coeur.
- Dans le domaine des tissus : les valves cardiaques, les vaisseaux, les os, la cornée, la peau.
Le don d’organes et de tissus de son vivant
Certains éléments du corps humain peuvent être prélevés sur une personne vivante pour être greffés. C’est le cas par exemple du rein, des cellules souches hématopoïétiques et, plus rarement, du foie.
Le rein
Il est possible de vivre avec un seul rein. C’est pourquoi la loi autorise le prélevement d’un rein sur un donneur vivant majeur s’il est un très proche parent du receveur.
La moelle osseuse
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Donner un peu de soi c’est plus qu’un acte de civisme, c’est un acte généreux.
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La moelle osseuse contient les cellules souches hématopoïétiques qui sont à l’origine des globules rouges et blancs et des plaquettes du sang. Si la moelle est atteinte, comme dans le cas de la leucémie, le traitement du malade doit parfois comporter une greffe de moelle. Cette greffe est pratiquée à partir de la moelle d’un donneur compatible.
Dans plusieurs pays, certains volontaires au don de moelle osseuse sont donc enregistrés sur un fichier. Ils peuvent être sollicités un jour si un malade compatible a besoin d’une greffe.
Les donneurs de rein ou de moelle osseuse doivent exprimer leur consentement devant le président du tribunal de grande instance.
Plus d’informations sur le site France Greffe de Moëlle : www.fgm.fr.