15 Février 1999. Brest : une pétition à Brest pour les allogreffes
L’association "Céline et Stéphane" est connue pour sa démarche de soutien aux familles des personnes atteintes de leucémie. Elle entreprend aujourd’hui une action, sous la forme d’une pétition, pour que le C.H.U. de Brest obtienne l’agrément ministériel pour la pratique des allogreffes.
Aider les familles des personnes, souvent des enfants, atteintes de leucémie et qui doivent recevoir une greffe ou des soins postopératoires : l’association Céline et Stéphane s’est donné un but très exigeant. Quimpéroise à l’origine, l’association a désormais acquis une dimension régionale.
Ses dirigeants ont souvent connu dans leurs propres familles, les difficultés morales et matérielles auxquelles le malade et ses proches doivent faire face, lorsque la leucémie se déclare. La greffe de moëlle osseuse est le seul remède : un véritable combat qu’il faut pouvoir mener dans un climat de solidarité, au sein d’une cellule familiale ou amicale.
André Civray, président de l’association, est très inquiet devant le risque de disparition du service du C.H.U. de Brest où sont pratiquées les greffes. "Nous menons un combat depuis 10 ans pour que ce service d’hématologie soit effectivement agréé par le ministère. Il risque aujourd’hui de disparaître, par décision administrative. Toutes nos demandes d’audience auprès des services ministériels qui ont le pouvoir de décision restent lettres mortes.
Nous arrivons au moment où la décision va être prise, à savoir le 6 mars. Nous voulons lancer un mouvement auprès de nos adhérents, en organisant une pétition."
Les arguments qu’il expose ont un poids et une pertinence puisés dans la souffrance d’une expérience personnelle. Il sait dire la nécessité de la proximité de la famille et des amis pour le malade, tenu de vivre dans une chambre stérile, le coût de la distance pour aller recevoir les soins et pour recevoir la visite des proches s’il y a hospitalisation. Mais, à ce jour, cet argumentaire n’a pas reçu le moindre écho.
Tout comme les arguments relevant d’une bonne gestion des finances de la sécurité sociale. "Il y a 28 centres de greffe en France, on ne veut pas les augmenter. Celui de Brest atteint les quotas requis : 20 greffes en deux ans. Il dispose de 7 chambres stériles, il y en aura 16 en 2000. Nous savons l’efficacité que la présence et la proximité de la famille donnent au traitement médical."
Deux parrains apparaissent aux côtés des bénévoles de l’association "Céline et Stéphane" : Mme Tabarly et Dan ar Braz. L’association souhaiterait que sa pétition ait un large retentissement. Elles sollicitent d’abord ses 1.200 membres, mais voudrait que la démarche s’étende.