Ils se mobilisent chaque année pour
partager leur passion pour les métiers
ruraux en voie de disparition. Les bénévoles
du comité des fêtes de la moisson
étaient sur le pont, hier à la ferme du
Moros, à l’occasion de leur traditionnelle
fête du cidre. Le jus de pommes a
coulé à flots.
"C’est plutôt une bonne année", lance
Louis Glémarec. Le président du comité
des fêtes de la moisson était à nouveau
au micro, hier après-midi, pour
partager, avec ses amis, des gestes que
seules les fêtes traditionnelles perpétuent.
"On les a appris avec nos pères,
Lili et moi. Et déjà, il y a 50 ou 60 ans,
les pressoirs étaient hydrauliques", rappelle
Pierre Guengard, le vice-président
de l’association, en charge de l’organisation
de la fête. Une bonne raison
pour la cinquantaine de bénévoles
mobilisés hier, pour perpétuer la tradition.
Après les quelques 90 scolaires venus
découvrir, au cours de la semaine, le
broyage et le pressage des pommes à
l’ancienne, c’est en famille que le
public s’est déplacé hier après-midi.
"Les pommes ont été récoltées à
Melgven et Concarneau et conservées à
l’abri de la pluie avant d’être pressées.
Dans le cas inverse, elles absorbent
l’eau et rejettent le jus sucré", explique
Louis Glémarec, jamais avare d’une
explication. Et d’explications, le public
a pu en savourer tout au long de
l’après-midi : une quarantaine de variétés
de pommes, à cidre et à couteau,
étaient présentées pour l’occasion.
"Chaque année, on nous amène des
pommes pour les identifier", se félicite
encore le président de l’association.
Et à défaut de pouvoir déguster les
pommes, les visiteurs ont pu une nouvelle
fois, savourer crêpes et châtaignes
grillées, accompagnées comme il se
doit d’un petit verre de cidre.
Une journée dont les bénéfices seront
en grande partie reversés à des associations.
Hier, à l’issue de la journée, trois
chèques de 350 € ont été remis à la
SNSM, à "Céline et Stéphane" et à
l’ADMR. Un quatrième don sera réalisé
au mois de décembre, cette fois au
profit du Téléthon.