SOUTENIR, AIDER ET SAVOIR TENDRE LA MAIN
Jean-Paul Hellequin, Parrain de l’Association Leucémie-Espoir
LETTRE OUVERTE ENVOYEE PAR FAX CE JOUR A Mr LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE
Landerneau le 18 février 2008
Monsieur le Président de la République
Je suis avec Danielle mon épouse et quelques autres, parrain « bénévole » pour l’association Leucémie Espoir et la recherche contre la Mucoviscidose. Nous nous sommes tous engagés dans ce mouvement de solidarité pour les malades qu’ils soient enfants, adolescents ou adultes, pour améliorer leur quotidien, pour qu’ils aient un peu plus de confort lors de leur séjour à l’Hôpital de Brest. Cet épisode difficile de leur vie doit se faire au plus prés de leur famille pour des raisons évidentes qui n’auraient semble t-il échappé qu’à certains « décideurs ». Aujourd’hui il est évoqué un dossier enlisé, des concertations ouvertes, qui peut tenir un tel langage, lorsqu’il s’agit de personnes à sauver, en maintenant à Brest les activités d’allogreffes et de neurologie pédiatrique.
La décision de déplacer ces services de Brest vers les centres de Nantes ou Rennes est simplement inhumaine, irrespectueuse des malades, de leurs familles et des associations qui luttent pour un mieux être des malades. Ce transfert vers un autre centre que Brest rendrait encore plus pénible ce passage difficile dans la vie des malades. En temps que parrain bénévole et indépendant, je dénonce cette scandaleuse décision de transfère inappropriée et irréfléchie. Je dénonce aussi le manque de réponse à mes courriers tant de vos services, que de ceux de Mme Roselyne Bachelot, cette dernière qui a quitté l’hémicycle de l’Assemblée Nationale au moment même ou le député Finistérien Jacques Le Guen allait lui poser une question sur le sujet. Sa réponse était pourtant très attendue des malades et des associations. Qu’y avait-il au même moment de plus important, pour ainsi fuir. Nous allons nous organiser, car nous allons et voulons gagner pour les malades, j’espère Monsieur le Président que vous serez à nos côtés.
Monsieur le Président de la République, vous êtes partout, vous réagissez me semble-t-il sur tous les sujets, lors des naufrages au large de la Bretagne, des difficultés à la pêche, des fermetures d’usines et j’en passe. Ce sujet vous semblerait-il de moindre importance, ou alors vos conseillers seraient-ils d’accord avec la mesure qui va se prendre contre les malades hospitalisés à Brest et le maintien des allogreffes dans cette ville au point de n’accorder aucun intérêt à mes courriers.
Le travail effectué par le service d’hématologie du Professeur Berthou et de son équipe est remarquable, ce service de proximité doit être conservé voire renforcé, ce service doit rester ici à Brest. Les services de proximités sauvent des vies, car, la souffrance est « différente » lorsque la famille est là toute proche, cette présence aide parfois à la guérison, à sauver des vies.
Monsieur le Président, puisque tout est chiffré, ce service de proximité coûtera moins cher à l’assurance -maladie qui elle aussi est très malade.
Le maintien des services de proximité ne doit pas faire l’objet de conquête de mandarins ni de logique purement économique, ou idéologique, nous parlons ici de vies à sauver....de souffrances à soulager. Un tel dossier doit être traité rapidement par vous, qu’y aurait-il de si compliqué à satisfaire les malades et une demande aussi fondée, impliquez-vous s’il vous plaît dans ce dossier.
Les rivalités de mandarins confortablement assis dans des fauteuils dorés doivent-elles sanctionner, mettre en échec toutes les démarches effectuées par d’autres, souvent par des bénévoles toujours dévoués pour améliorer le confort des malades. Monsieur le Président je compte sur votre soutien et celui de votre cabinet, ne laissez pas d’autres prendre des décisions qui iraient à l’encontre de vos idées, montrez-nous votre détermination face à des administrations qui ne sont que trop souvent éloignées des difficultés et des réalités, n’est-ce pas cela que vous deviez changer...
Monsieur le Président de la République en l’attente recevez mes salutations les plus distinguées et respectueuses.
Jean-Paul HELLEQUIN