Communiqué de presse
Paris, le 19 mai 2008
Roselyne Bachelot-Narquin décide de maintenir le projet de schéma interrégional d’organisation des soins, visant à ne conserver que deux sites d’allogreffes pédiatriques dans l’interrégion Ouest.
Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative, a reçu mercredi 14 mai une délégation de parlementaires du Finistère, accompagnée de responsables médicaux et associatifs pour évoquer la situation des allogreffes et de la neurochirurgie pédiatriques du centre hospitalier et universitaire de Brest.
Le projet de schéma interrégional d’organisation sanitaire prévoit, pour le Grand Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes, Centre), de maintenir deux sites spécialisés d’allogreffes pour ces prises en charge de très haute technicité dans toute l’interrégion. Les conclusions des travaux menés par les agences régionales de l’hospitalisation concernées proposaient de retenir les sites de Rennes et de Nantes.
Roselyne Bachelot-Narquin a pris en compte les arguments des promoteurs du maintien de l’activité d’allogreffes au centre hospitalier et universitaire de Brest. Néanmoins, elle a rappelé que le site de Brest n‚a effectué en 2007 qu’une seule allogreffe pédiatrique.
Or, l’agence de biomédecine, dans l’avis rendu à la ministre le 18 mars dernier, a clairement indiqué qu’ « on pouvait estimer que le nombre de patients atteints d’hémopathie dans l’interrégion Ouest pour lesquels sera posé l’indication d’allogreffes de moelle s’élève à 25 par an. Au regard des conditions de haute technicité médicale nécessaires à la prise en charge de ces enfants, il est légitime de limiter à deux le nombre de centres habilités à pratiquer cette activité. En effet, il a été démontré que le devenir des patients, en tenant compte de critères de gravité similaires, est proportionnel au nombre de patients pris en charge par les médecins greffeurs et ce tout particulièrement pour les greffes pédiatriques, avec un seuil minimal de 10 patients par an. Sur l’interrégion Ouest, seules les équipes pédiatriques de Nantes et de Rennes répondent à ces critères ».
Par ailleurs, le faible nombre d’allogreffes pédiatriques réalisé à Brest ne rend pas possible la labellisation au titre du référentiel européen JACIE, qui impose de réaliser au moins 5 allogreffes chaque année. Cette labellisation sera prochainement rendue obligatoire pour pouvoir accéder au registre européen des donneurs.
C‚est sur la base de ces éléments, et après avoir rappelé que la concertation sur le schéma interrégional avait débuté il y a plus de deux ans, que la ministre a confirmé, au nom de l’impératif de qualité des soins et de qualité de la prise en charge offerte aux malades, le projet renforçant les structures de Rennes et de Nantes pour les allogreffes et la neurochirurgie pédiatriques. Le CHU de Brest devra donc cesser cette activité dans les prochains jours.
L’ensemble des activités de pointe du CHU de Brest ne sera pas impacté par cette décision, qu’il s’agisse des allogreffes réalisées sur les adultes, de la cancérologie ou encore l’activité d’ORL. Le CHU continuera à jouer son rôle d’établissement de recours pour la population finistérienne et bretonne.
Soucieuse, après avoir entendu les élus et responsables associatifs, de la nécessité d’organiser au mieux la prise en charge des patients finistériens au CHU de Rennes, la ministre a demandé au CHU de Rennes de mettre gracieusement à la disposition des familles la Maison des parents, ainsi qu’un appartement dans la ville de Rennes. Par ailleurs la ministre a demandé au directeur de l’agence régionale de l’hospitalisation de s’assurer en permanence de la qualité de l’accueil des enfants hospitalisés et de leur famille et de la bonne collaboration médicale des équipes de Rennes et de Brest pour la prise en charge et le suivi des enfants greffés.
Contact presse : Service de presse du Ministère de la Santé, de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative - 01 40 56 40 14
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