Les thérapies cellulaires CART cells

Une approche thérapeutique prometteuse

 

Depuis les années 1960 que les onco-hématologues pratiquent la greffe de moelle osseuse chez des personnes atteintes de leucémie, ils ont pu constater que les lymphocytes T (LT) du donneur ont la capacité de reconnaitre des molécules à la surface des cellules cancéreuses du receveur (antigènes), de les fixer et de les détruire. Des études ont également mis en évidence que la réinjection à un patient de ses propres lymphocytes T après stimulation in vitro permet de contrôler certains cancers du sang. Cependant, ces lymphocytes T « stimulés » ne sont pas assez efficaces contre les cellules cancéreuses qui parviennent à se rendre invisibles.

De ces constats est née en 1990 l’idée de modifier génétiquement des LT pour qu’ils expriment un récepteur au CD19, un antigène tumoral commun à plusieurs hémopathies malignes, et qu’ils détectent mieux les cellules anormales. C’est le concept de la thérapie CART cells (Chimeric Antigen Receptor T cells).

Chez des patients réfractaires à toute thérapeutique et condamnés à court terme, des rémissions complètes ont été observées.

 

Les leucémies aiguës lymphoblastiques (LAL), la leucémie lymphoïde chronique (LMC) et les lymphomes non hodgkiniens (LNH) sont les cancers qui ont le plus bénéficié de la thérapie CART. Aujourd’hui, cette approche thérapeutique semble très prometteuse et fait l’objet de plusieurs essais cliniques dans diverses indications de cancers.