Les thérapies médicamenteuses ciblées

Dans quels cas ?

 

Lorsque les mécanismes moléculaires à l’origine des maladies sont connus précisément, il est possible de développer des molécules ciblant spécifiquement l’anomalie en cause de manière très efficace.

Contrairement aux molécules de chimiothérapie qui s’attaquent à toutes les cellules en division, cancéreuses ou non, et qui ont donc des effets secondaires parfois importants, les thérapies ciblées agissent seulement sur un récepteur, une protéine ou un molécule messager propres aux cellules anormales. Les effets indésirables sont donc moindres.

Aujourd’hui, différents tests moléculaires (comme le séquençage par exemple) permettent d’identifier la présence de « biomarqueurs » dans les cellules cancéreuses. Il s’agit de molécules surexprimées ou anormalement absentes qui peuvent être prédictives d’une réponse positive à une thérapie ciblée ou encore de l’évolution de la maladie et/ou de sa sévèrité́.

 

Quelles sont les catégories de thérapies ciblées

 

Il en existe différentes :

  • Les anticorps monoclonaux, on parle d’immunothérapie passive.
  • Les inhibiteurs de récepteurs tyrosine kinases, qui bloquent la propagation d’un signal moléculaire et empêche la cellule cancéreuse de survivre et de proliférer.
  • Les inhibiteurs de l’angiogenèse, bloquant la formation de vaisseaux sanguins par les cellules tumorales (cas des cancers solides).

 

Quelques exemples

L’imatinib, le dasatinib et le nilotinib sont 3 inhibiteurs de tyrosine kinase utilisés dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique (LMC) dont la cause est une anomalie génétique (chromosome de Philadelphie) et dans certains cas de leucémie aiguës lymphoblastiques (LAL) récidivantes. Ils présentent une très bonne tolérance et peu d’effets secondaires.

 

Les patients atteints de leucémies lymphoïdes chroniques (LLC) sont traités par différentes molécules de chimiothérapie ainsi que des anticorps monoclonaux comme le rituximab, l’ofatumumab ou l’obinutuzumab. Dans les cas où la LLC présente une délétion chromosomique 17p (biomarqueur d’une forme de la maladie), un traitement ciblé par l’idélalisib ou l’ibrutinib, inhibiteurs de tyrosine kinases, est mis en place.